Publié le 14/11/2009 à 18:23 par alinstinct
On dit que le ridicule ne tue pas…
Quand la bonne sœur en prières, le cœur en pierre pour les pêchés de chair, confond un camp de nudistes à un champs de « baptistes », alors que le bon père François se tape une pétanque, un string léopard en guise de pagne, avec la sœur du curé…
Quand le bon vieil ivrogne, celui qui a toujours les poches percées pour un ballon de pinard, se déchausse face à la marée- chaussée prétextant un rendez-vous à la patinoire avec une ourse blanche… comme le Ricard...
Quand le bon samaritain du quartier des têtes en l’air sourit à la jolie boulangère toujours de bonne humeur, alors que ses boules sortent de son tiroir et qu’un néandertalien s’est assis sur le bord de la caverne nasale…
On dit que le ridicule ne tue pas…
Quand le danseur de valse au monocle montre ses pas sur du Verchuren haut de gamme, à la mère Monique, la femme du gros Léo, celui qui a des bras aussi gros que des poteaux, puis s’écroule dans son chandail retro comme un bon petit veau sur les tétines de sa génisse génitrice…
Quand la mémé beurrée, un soir de fête champêtre, oblige le jeune voyou du village…du gang des mobylettes…à sortir ses palmes pour une danse des canards en fanfare.. devant tout le monde et les jolies starlettes…,
Quand le VRP, en vadrouille dans les ruelles d’Amsterdam pour vendre des tapis en matière kleenex, embrasse une vitrine avec son nez, où les blondes siliconées ont des airs d’Arielle Dombasle et les grands bruns tatoués en veulent à votre trou de balle…
On dit que le ridicule ne tue pas…mais prévoir un gilet pare- boules…pour ne pas les avoir…
Publié le 11/11/2009 à 19:12 par alinstinct
Monsieur le dentiste, au lieu de me mentir, enlevez moi cette dent de sagesse que je ne mérite pas !
Ne donnez pas accès aux microbes farceurs qui en veulent à ma gencive de fumeurs pour un abcès de fureur.
Monsieur le dentiste, acceptez mes courbettes quand dans les murs se cogne ma tête à en devenir marteau…pour des clous… de girofle…
Donnez moi tous les cachets du monde, comme une star d’Hollywood sans chewing-gums, pour que mes racines redeviennent indolores comme à la naissance des origines fécondes…incolores et insonores.
Monsieur le dentiste, je vous passe un coup de fil puisque mon salut ne tient qu’à un fil…à dents.
Dans ce froid polaire de l’automne, je fait l’aumône pour mes molaires!
Monsieur le dentiste, ne soyez pas triste à la vue d’un quasimodo dentaire, ce n’est pas dans les prières que se sont formés les cratères…
Un petit coup de bistouri, m’édenter comme un ouistiti, condamné à manger des bananes puis sauter de badiane en liane.
Rendez moi ce havre de paix comme un bon lion rassasié qui n’a plus les crocs, comme un faux chasseur de gazelle condamné à vivre des poubelles, comme un vampire destitué qui a perdu sa faim dans le soutif d’une femme de fer…rendez moi mon dentier !
Trop tard monsieur le dentiste, vous êtes passés entre les mailles de mon émail disparu car ma sagesse est revenue…
Publié le 06/11/2009 à 16:39 par alinstinct
Nous, les anciens maigrichons…
Nous étions maigres quand on se faisait petit, caché derrière les poteaux, pour fuir les regards bleus de la belle cousine de Mende qui savait absorber les attentions naissantes.
On se faisait petit face aux gros lolos de la nièce de l’oncle du zanzibar qui rentrait d’un périple, d’un safari…sur le périphérique sud…
Nous bavions comme des hommes préhistoriques à la vue d’une gazelle et ses sourires coquins, taquins, qui incitaient à la siffler comme on se sifflait des bières…
Nous étions des fils de fer introduits dans les verrous pour débloquer les mauvaises pensées, à défaut d’être voyeur et de contempler à travers cette serrure la femme d’un des voisins se faire engrosser par le marchand de levure du coin…
Nous attendions la nuit, pour être encore moins visibles, parmi les ombres majestueuses reflétées par le lampadaire de la place vide, juste pour se retrouver entre coton tiges aux tympans fêlés…
Nous vivions de vaches maigres, quelques sous dans la poche trouée, prêt à être dépensés, sans intérêt autre qu’être ensemble, sans penser à un prêt éventuel, qui pour certains viendra après…une fois gros.
Nous les nouveaux gros…
Nous sommes devenus divins pour les petits aux petites mains, cachés dans leur maison des chênes ou des amandiers, pour nous fuir puis mieux nous regarder…
On se la fait belle la vie, une barrique de vin, du sauciflard et du boursin, au bord d’un cours d’eau, un défilé non stop de starlettes porno, une gaule pour pêcher comme il faut…on va bien !
On se met notre blues des années quatre-vingt, pendant qu’une donzelle enfile sa blouse pour le bien de l’espèce.. tout simplement humain…
On déteste les maîtres nageurs aux abdos en plomb lestés aux oursins parmi les crevettes à moustaches, surtout quand une des crevette ressemble à s’y méprendre à notre voisine nuptiale…
On met des ceintures à nos « jeans », plus pour faire bien, en espérant maigrir comme on se rase le matin devant un miroir grossissant…
Nous vivons comme des gros taureaux, toujours quelques sous dans les poches raccommodées, prêt à se dépenser, sans intérêt autre que les petits seins , sans prétexte inventé, qui pour nous est une formalité… redevenir comme avant…des faux maigres.
Et puis on se retrouve…
Vous les nouveaux maigres, les anciens gros, les nouveaux gros, les anciens maigres, devant un fourneau à pensées, avec de la « charcut » de l’abattoir d’à côté ou des pissenlits « bio »… pour chanter « j’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre distendue, merci petit fil de fer jésus"...
Publié le 06/11/2009 à 15:31 par alinstinct
Un dernier pour la route…
Il ouvre la porte du bistrot de la rue des abreuvoirs, déambulant sur le trottoir, aux panneaux bien droits, comme un cheveu sale dans une soupe à la gnole.
Il marche tel un sourcier devenu sourd, qui a dépensé ses ressources dans une mauvaise source de quartier parmi les saurs et les sorcières.
Il marche en quête de sa Peugeot qui, les soirs de tournée des grands ducs, éclairée par une lune mouvante et hivernale, a des airs de Lincoln continentale.
Sa baguette en Y le guide dans ses zig- zag, mais quand s’ouvre la portière de son nid à moteur, plus rien ne lui fait peur…
Il se sent comme un animal heureux quand il vit ses instincts, comme un capitaine baroudeur qui ne fait jamais « machines arrière toutes » quand les vapeurs de rhum inondent la soute…
Il se croit un aventurier perdu dans une jungle tropicale qui maîtrise les fausses routes parmi les grands félins et les nouveaux mammouths qui imbibent sa route…ses éléphants roses…
Il se sait gladiateur, un homme dans l’arène, face aux monstres bleus qui surgissent à toutes heures sur les routes de campagnes quand les étoiles tanguent dans une danse nostalgique et trouble parmi les vapeurs des yuccas et les senteurs tribales.
Il démarre le moteur, son arme redoutable contre les silence alentours qu’une fontaine d’eau de source ne peut filtrer, prêt à affronter les platanes de la flore nordique, prêt à décimer les morales sécurisantes pour les jeunes cons volants, pilotes aux heures tardives dans leur super 5 GTI…
Il appuie sur le champignon de la forêt environnante, parmi les cris et les complaintes des écureuils, des cerfs, des petits lapins, des blaireaux…puis un flash…trop tard.
Ce n’est pas un radar…
Un dernier endroit puis finir sa route…
Publié le 06/11/2009 à 14:47 par alinstinct
Publié le 02/11/2009 à 17:31 par alinstinct
Sur les bancs de l’automne, les feuilles s’amoncellent mélangées à l’humus des fessiers fatigués…
Dans les arbres dévêtus, les hiboux blancs observent le monde pressé des badauds têtes au vent…
Les nuages défilent, bousculant les cimes des platanes, les arbres à hiboux imperturbables…
Un colibri intrigué fait du surplace face à un piéton perdu dans de mystérieuses pensées.
Le piéton semble regarder en l’air les nuages mouvants, l’air inquiet face aux caprices du temps.
Une feuille désinvolte vient se poser sur l’aigrette d’un hibou blanc endormi sur une branche cachée.
Celui ci apeuré s’envole pour un petit temps et se pose sur l’épaule d’une fleuriste occupée à caresser les roses d’un panier en osier.
La fleuriste sursaute mais d’un regard en biais sourit à son hôte qui lui rend sa surprise.
Le piéton étonné immortalise la scène et se met à chanter comme un ténor enroué.
La fleuriste et le hibou, d’un mouvement de tête simultané, se tournent vers le Roméo, pour mieux apprécier cette chouette scène de quartier…
Le hibou a compris qu’il devait repartir et laisser maintenant se décider l’instant entre humains… futurs amants ?
La fleuriste conquise offre son panier de roses au maestro essoufflé qui lui propose alors de partager un peu de son temps d’automne sur un banc isolé.
Sur un banc de l’automne, deux fessiers se décèlent des affinités, mélangés au guano des
pigeons transformés par le vent, en colibris et en hiboux blancs…car le temps a parlé…
Publié le 30/10/2009 à 19:33 par alinstinct
Elle s’emballe…
Quand un footeux à la téloche gémit quand il a tombé parce que bobo,
Quand une actrice très romanesque envoie des dons par son procto,
Quand le facteur met des factures dans la boite aux lettres interdites,
Quand le voisin passe Guy béart sur les milles watts de ses amplis…
Elle s’emballe…
Quand un taxi éclabousse ses bas tricotés la veille au feu de bois,
Quand un puissant passant la dévisage, à la dure, sans foi ni loi,
Quand la voisine vente les mérite de Weight- watchers et ses proxos,
Quand un CRS bourré nettoie la rue calme à coups de « rangos »
Elle s’emballe…
Quand les truqueurs de présentateurs effacent ses numéros de loto,
Quand un jeune con se la joue « casano » à la vraie télé des faux,
Quand un dragueur des rues veut la mettre dans sa boîte à mites,
Quand les voisins répandent dans l’air des drôles d’odeurs de frites…
Elle s’emballe…
Quand elle se regarde dans son miroir fêlé avec des airs de dernier métro,
Quand elle ne sait plus que danser « sur invit » dans les boîtes rétros,
Quand personne n’apprécie les odeurs, les fumets sortant de sa marmite,
Quand Thiefaine reste absent dans les cinquantes des hits hypocrites,
Elle m’emballe…
Publié le 30/10/2009 à 18:24 par alinstinct
J’ai la patate…une roseval, une bintje, une vitelotte…
Je plane sur les champs de labour à la recherche d’un calembour, je glande dans les sillons boueux, à glaner des idées germées.
J’affronte le temps et ses caprices à la recherche d’une grotte pour comprendre l’ascension d’un bipède dans l’évolution extra- naturelle.
Je respire les senteurs des arbres millénaires, un biniou dans le dos en guise de flambeau, une flûte de pan pour amadouer les serpents et un dico usé pour pouvoir m’exprimer.
Je suis un extra- terrestre…de Roswell, de la lune, du pays d’Othe…
Je plane sur les champs de labour à la recherche d’un calembour qui n’en finirait pas.
Je reste à l’affût de paroles extra- sensorielles sorties d’une bouche non identifiée pour comprendre les gens dans ce pays d’hôtes.
J’affronte le vent et ses apesanteurs incertaines, une capuche en forme de goulotte sur ma tête déboussolée et déracinée, une boussole enracinée dans les poches de mon scaphandre et un calendrier pour ne pas oublier à quel saint me vouer.
Je cours de grands pas en grands pas sur la terre asséchée et ses lacs vaporeux, parmi les aliens aux visages meurtris par les voyages usants...les voyants aux multiples visages...Je cours parmi la faune interstellaire aux liens incertains et aux gênes endormis, parmi la clarté infime de la noirceur gigantesque des titans déchus de leurs droits terrestres, parmi les sons nostalgiques d’un biniou et d’une flûte de pan…dans un labyrinthe de liberté…
Je suis un humain…
Puisque les idées germent, pourquoi donc se retenir? quand il y a de la germe, y’a toujours du plaisir...
Il est temps de rentrer...Nettoyer mes acquis sur un tabloïd franchisé pour pouvoir regarder droit dans les yeux la statue de la liberté, un jour ou une nuit, si le rapprochement des continents me le permet, à défaut de pouvoir voler sans avoir à monnayer chèrement un droit d’entrée motorisé.
Il est temps que j’aille décrasser la boue amoncelée sur ma parka trouée par le frottement des années sur le perron d’une mi- ange- mi démon…
Il est temps de sortir du champs et de ses vers camouflés, de ses rapaces en forme de geais et des taupes un peu trop infiltrées.
Il est temps d ‘atterrir dans la salle de bain, de se rapprocher de la machine à laver et de se laisser effeuiller…
Je me laisse ensevelir par les eaux chaudes et claires d’une baignoire bien humaine…mis sous les eaux mais sur la terre…je m’adoucis comme une patate entre deux hauts…puis je contemple les rougeurs d’une tomate sortie de la plus fertile des terres…une terrestre extra…
Publié le 30/10/2009 à 16:24 par alinstinct
Il attend, nonchalant, l’esprit perdu dans les tourbes des souvenirs.
Il pense à elle, son présent, un cadeau envoyé pour le faire mûrir…
Le clapotis des vaguelettes d’un petit ruisseau berce ses pensées rustres.
Son prénom russe, mais doux, fuie en ricochets qui ne cessent de rebondir.
Il espère, impatient, être compris dans sa vie, de vrai con, de faux martyr.
Il connaît les instants où se mêlent en arc en ciel coloré le bonheur et le pire.
Les corbeaux se posent dans les sillons des champs aux senteurs lacustres,
leur pelage avivé par un soleil d’automne qui ne cesse de réfléchir.
Il observe, souriant, les merles virevoltants dans les buissons des pitres.
Il se demande comment rattraper le temps perdu dans un brouillard palustre…
Un renard, méfiant, se faufile entre les herbes hautes et se met à sentir,
la vie tournoyante qui chante au fil des eaux le bonheur de vivre.
Il rentre, apaisé, les pas sûrs et limpides, par un petit chemin qu’on appelle avenir,
un merlot dans la musette pour creuser un sillon dans la voie des souvenirs…
Publié le 24/10/2009 à 19:39 par alinstinct
Il a des hauts, elle a des bas,
Il tourne le dos, elle ne dort pas,
Il a bon dos, elle s’enroule dans les draps…
Il enlève son haut, elle déroule ses bas,
Il écoute ses mots, elle écarte les bras,
Il se place haut, elle l’emmène là-bas…
Il regarde la météo, elle fume son ébat,
Il filme la libido, elle feint l’extase,
Il a des mots qui ne lui plaisent pas…
Il a des maux, elle tourne le pas,
Il a mal au dos, elle a ses « aléas »,
Il a des hauts le cœur, elle fait de l’eczéma…
Il y a des hauts, il y a des bas…