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Nom du blog :
alinstinct
Description du blog :
textes, tantôt crus, tantôt cuits, juste pour jouer avec les mots...et autres
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
22.07.2008
Dernière mise à jour :
06.11.2009

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nous, les anciens maigrichons...

Publié le 06/11/2009 à 16:39 par alinstinct
Nous, les anciens maigrichons…
Nous étions maigres quand on se faisait petit, caché derrière les poteaux, pour fuir les regards bleus de la belle cousine de Mende qui savait absorber les attentions naissantes.
On se faisait petit face aux gros lolos de la nièce de l’oncle du zanzibar qui rentrait d’un périple, d’un safari…sur le périphérique sud…
Nous bavions comme des hommes préhistoriques à la vue d’une gazelle et ses sourires coquins, taquins, qui incitaient à la siffler comme on se sifflait des bières…
Nous étions des fils de fer introduits dans les verrous pour débloquer les mauvaises pensées, à défaut d’être voyeur et de contempler à travers cette serrure la femme d’un des voisins se faire engrosser par le marchand de levure du coin…
Nous attendions la nuit, pour être encore moins visibles, parmi les ombres majestueuses reflétées par le lampadaire de la place vide, juste pour se retrouver entre coton tiges aux tympans fêlés…
Nous vivions de vaches maigres, quelques sous dans la poche trouée, prêt à être dépensés, sans intérêt autre qu’être ensemble, sans penser à un prêt éventuel, qui pour certains viendra après…une fois gros.

Nous les nouveaux gros…
Nous sommes devenus divins pour les petits aux petites mains, cachés dans leur maison des chênes ou des amandiers, pour nous fuir puis mieux nous regarder…
On se la fait belle la vie, une barrique de vin, du sauciflard et du boursin, au bord d’un cours d’eau, un défilé non stop de starlettes porno, une gaule pour pêcher comme il faut…on va bien !
On se met notre blues des années quatre-vingt, pendant qu’une donzelle enfile sa blouse pour le bien de l’espèce.. tout simplement humain…
On déteste les maîtres nageurs aux abdos en plomb lestés aux oursins parmi les crevettes à moustaches, surtout quand une des crevette ressemble à s’y méprendre à notre voisine nuptiale…
On met des ceintures à nos « jeans », plus pour faire bien, en espérant maigrir comme on se rase le matin devant un miroir grossissant…
Nous vivons comme des gros taureaux, toujours quelques sous dans les poches raccommodées, prêt à se dépenser, sans intérêt autre que les petits seins , sans prétexte inventé, qui pour nous est une formalité… redevenir comme avant…des faux maigres.

Et puis on se retrouve…
Vous les nouveaux maigres, les anciens gros, les nouveaux gros, les anciens maigres, devant un fourneau à pensées, avec de la « charcut » de l’abattoir d’à côté ou des pissenlits « bio »… pour chanter « j’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre distendue, merci petit fil de fer jésus"...




un dernier pour la route

Publié le 06/11/2009 à 15:31 par alinstinct
Un dernier pour la route…
Il ouvre la porte du bistrot de la rue des abreuvoirs, déambulant sur le trottoir, aux panneaux bien droits, comme un cheveu sale dans une soupe à la gnole.
Il marche tel un sourcier devenu sourd, qui a dépensé ses ressources dans une mauvaise source de quartier parmi les saurs et les sorcières.
Il marche en quête de sa Peugeot qui, les soirs de tournée des grands ducs, éclairée par une lune mouvante et hivernale, a des airs de Lincoln continentale.
Sa baguette en Y le guide dans ses zig- zag, mais quand s’ouvre la portière de son nid à moteur, plus rien ne lui fait peur…
Il se sent comme un animal heureux quand il vit ses instincts, comme un capitaine baroudeur qui ne fait jamais « machines arrière toutes » quand les vapeurs de rhum inondent la soute…
Il se croit un aventurier perdu dans une jungle tropicale qui maîtrise les fausses routes parmi les grands félins et les nouveaux mammouths qui imbibent sa route…ses éléphants roses…
Il se sait gladiateur, un homme dans l’arène, face aux monstres bleus qui surgissent à toutes heures sur les routes de campagnes quand les étoiles tanguent dans une danse nostalgique et trouble parmi les vapeurs des yuccas et les senteurs tribales.
Il démarre le moteur, son arme redoutable contre les silence alentours qu’une fontaine d’eau de source ne peut filtrer, prêt à affronter les platanes de la flore nordique, prêt à décimer les morales sécurisantes pour les jeunes cons volants, pilotes aux heures tardives dans leur super 5 GTI…
Il appuie sur le champignon de la forêt environnante, parmi les cris et les complaintes des écureuils, des cerfs, des petits lapins, des blaireaux…puis un flash…trop tard.
Ce n’est pas un radar…
Un dernier endroit puis finir sa route…

autres liens de mon univers musical

Publié le 06/11/2009 à 14:47 par alinstinct
autres liens de mon univers musical
the wampas : "chirac en prison"
http://www.youtube.com/watch?v=UVR4tsVoVy0
baddies " battleship"
http://www.youtube.com/watch?v=DbOFg6Xmluk
UB40 et chrissie hind "i got you babe"
http://www.youtube.com/watch?v=7TVc78T3-nE
Les sheriffs "de toutes les couleurs"
http://www.youtube.com/watch?v=12mnKFPp7W4
Offsprings "pretty fly"
http://www.youtube.com/watch?v=f7-E1qTVJgE
ACDC "thunderstruck"
http://www.youtube.com/watch?v=zvoeeq-BH4w
Placebo "pure morning"
http://www.youtube.com/watch?v=SwxwzBvuIpQ
Rogue male "crazy motorcycle"
http://www.youtube.com/watch?v=57li70k_v4I

et en prime un petit mama's boys, rien que pour le biniou...
Mama's boys "lettin go"
http://www.youtube.com/watch?v=O1Cq2WW8TVA

co-libris

Publié le 02/11/2009 à 17:31 par alinstinct
Sur les bancs de l’automne, les feuilles s’amoncellent mélangées à l’humus des fessiers fatigués…
Dans les arbres dévêtus, les hiboux blancs observent le monde pressé des badauds têtes au vent…
Les nuages défilent, bousculant les cimes des platanes, les arbres à hiboux imperturbables…

Un colibri intrigué fait du surplace face à un piéton perdu dans de mystérieuses pensées.
Le piéton semble regarder en l’air les nuages mouvants, l’air inquiet face aux caprices du temps.
Une feuille désinvolte vient se poser sur l’aigrette d’un hibou blanc endormi sur une branche cachée.
Celui ci apeuré s’envole pour un petit temps et se pose sur l’épaule d’une fleuriste occupée à caresser les roses d’un panier en osier.
La fleuriste sursaute mais d’un regard en biais sourit à son hôte qui lui rend sa surprise.
Le piéton étonné immortalise la scène et se met à chanter comme un ténor enroué.
La fleuriste et le hibou, d’un mouvement de tête simultané, se tournent vers le Roméo, pour mieux apprécier cette chouette scène de quartier…
Le hibou a compris qu’il devait repartir et laisser maintenant se décider l’instant entre humains… futurs amants ?
La fleuriste conquise offre son panier de roses au maestro essoufflé qui lui propose alors de partager un peu de son temps d’automne sur un banc isolé.

Sur un banc de l’automne, deux fessiers se décèlent des affinités, mélangés au guano des
pigeons transformés par le vent, en colibris et en hiboux blancs…car le temps a parlé…




elle s'emballe...

Publié le 30/10/2009 à 19:33 par alinstinct
Elle s’emballe…
Quand un footeux à la téloche gémit quand il a tombé parce que bobo,
Quand une actrice très romanesque envoie des dons par son procto,
Quand le facteur met des factures dans la boite aux lettres interdites,
Quand le voisin passe Guy béart sur les milles watts de ses amplis…

Elle s’emballe…
Quand un taxi éclabousse ses bas tricotés la veille au feu de bois,
Quand un puissant passant la dévisage, à la dure, sans foi ni loi,
Quand la voisine vente les mérite de Weight- watchers et ses proxos,
Quand un CRS bourré nettoie la rue calme à coups de « rangos »

Elle s’emballe…
Quand les truqueurs de présentateurs effacent ses numéros de loto,
Quand un jeune con se la joue « casano » à la vraie télé des faux,
Quand un dragueur des rues veut la mettre dans sa boîte à mites,
Quand les voisins répandent dans l’air des drôles d’odeurs de frites…

Elle s’emballe…
Quand elle se regarde dans son miroir fêlé avec des airs de dernier métro,
Quand elle ne sait plus que danser « sur invit » dans les boîtes rétros,
Quand personne n’apprécie les odeurs, les fumets sortant de sa marmite,
Quand Thiefaine reste absent dans les cinquantes des hits hypocrites,

Elle m’emballe…


la patate

Publié le 30/10/2009 à 18:24 par alinstinct
J’ai la patate…une roseval, une bintje, une vitelotte…
Je plane sur les champs de labour à la recherche d’un calembour, je glande dans les sillons boueux, à glaner des idées germées.
J’affronte le temps et ses caprices à la recherche d’une grotte pour comprendre l’ascension d’un bipède dans l’évolution extra- naturelle.
Je respire les senteurs des arbres millénaires, un biniou dans le dos en guise de flambeau, une flûte de pan pour amadouer les serpents et un dico usé pour pouvoir m’exprimer.

Je suis un extra- terrestre…de Roswell, de la lune, du pays d’Othe…
Je plane sur les champs de labour à la recherche d’un calembour qui n’en finirait pas.
Je reste à l’affût de paroles extra- sensorielles sorties d’une bouche non identifiée pour comprendre les gens dans ce pays d’hôtes.
J’affronte le vent et ses apesanteurs incertaines, une capuche en forme de goulotte sur ma tête déboussolée et déracinée, une boussole enracinée dans les poches de mon scaphandre et un calendrier pour ne pas oublier à quel saint me vouer.
Je cours de grands pas en grands pas sur la terre asséchée et ses lacs vaporeux, parmi les aliens aux visages meurtris par les voyages usants...les voyants aux multiples visages...Je cours parmi la faune interstellaire aux liens incertains et aux gênes endormis, parmi la clarté infime de la noirceur gigantesque des titans déchus de leurs droits terrestres, parmi les sons nostalgiques d’un biniou et d’une flûte de pan…dans un labyrinthe de liberté…

Je suis un humain…
Puisque les idées germent, pourquoi donc se retenir? quand il y a de la germe, y’a toujours du plaisir...
Il est temps de rentrer...Nettoyer mes acquis sur un tabloïd franchisé pour pouvoir regarder droit dans les yeux la statue de la liberté, un jour ou une nuit, si le rapprochement des continents me le permet, à défaut de pouvoir voler sans avoir à monnayer chèrement un droit d’entrée motorisé.
Il est temps que j’aille décrasser la boue amoncelée sur ma parka trouée par le frottement des années sur le perron d’une mi- ange- mi démon…
Il est temps de sortir du champs et de ses vers camouflés, de ses rapaces en forme de geais et des taupes un peu trop infiltrées.
Il est temps d ‘atterrir dans la salle de bain, de se rapprocher de la machine à laver et de se laisser effeuiller…

Je me laisse ensevelir par les eaux chaudes et claires d’une baignoire bien humaine…mis sous les eaux mais sur la terre…je m’adoucis comme une patate entre deux hauts…puis je contemple les rougeurs d’une tomate sortie de la plus fertile des terres…une terrestre extra…

Natacha, ma fille...

Publié le 30/10/2009 à 16:24 par alinstinct
Il attend, nonchalant, l’esprit perdu dans les tourbes des souvenirs.
Il pense à elle, son présent, un cadeau envoyé pour le faire mûrir…

Le clapotis des vaguelettes d’un petit ruisseau berce ses pensées rustres.
Son prénom russe, mais doux, fuie en ricochets qui ne cessent de rebondir.

Il espère, impatient, être compris dans sa vie, de vrai con, de faux martyr.
Il connaît les instants où se mêlent en arc en ciel coloré le bonheur et le pire.

Les corbeaux se posent dans les sillons des champs aux senteurs lacustres,
leur pelage avivé par un soleil d’automne qui ne cesse de réfléchir.

Il observe, souriant, les merles virevoltants dans les buissons des pitres.
Il se demande comment rattraper le temps perdu dans un brouillard palustre…

Un renard, méfiant, se faufile entre les herbes hautes et se met à sentir,
la vie tournoyante qui chante au fil des eaux le bonheur de vivre.

Il rentre, apaisé, les pas sûrs et limpides, par un petit chemin qu’on appelle avenir,
un merlot dans la musette pour creuser un sillon dans la voie des souvenirs…





il y a des hauts

Publié le 24/10/2009 à 19:39 par alinstinct
Il a des hauts, elle a des bas,
Il tourne le dos, elle ne dort pas,
Il a bon dos, elle s’enroule dans les draps…

Il enlève son haut, elle déroule ses bas,
Il écoute ses mots, elle écarte les bras,
Il se place haut, elle l’emmène là-bas…

Il regarde la météo, elle fume son ébat,
Il filme la libido, elle feint l’extase,
Il a des mots qui ne lui plaisent pas…

Il a des maux, elle tourne le pas,
Il a mal au dos, elle a ses « aléas »,
Il a des hauts le cœur, elle fait de l’eczéma…

Il y a des hauts, il y a des bas…


un abus d'évasion

Publié le 24/10/2009 à 18:58 par alinstinct
Quand le bourbon premier prix a du palais, pas envie de cracher sur le palais bourbon…
Même quand la « vox populi » déploie ses gorges sur le billot de la misère,
Puis quand les amphores empiriques inhibent les aphorismes et donnent des envies d’amphibies dans les abysses de la galère, je creuse un souterrain dans les plafonds…

Quand les choix cornéliens n’existent plus que dans les bonbonnes à tout faire, que le cynisme mène au civisme par le plus court des chemins, quand la méthode Coué ne s’applique plus qu’à la chirurgie du plastique, que ce plastique fond, entraînant avec lui tout les futurs petits êtres dans un génocide pré- natal, quand les effets placebo ne servent que pour les labo avec des chiens en guise de cerveau, je m’enfuis et m’enfouis sous la terre des « pochetrons »

Quand le bourbon premier prix affiche ses palettes de mépris, pas envie de me sentir bon…
Même quand la « live- box » de chez « Tati » envoie des plis de bienvenue publicitaire.
Puis quand les amphores persiques sont percées, pesant la loi et le délit qui mènent dans un monde d’incompris, je disperse la terre de mon souterrain sur le sol en fusion…

Quand les vapeurs des 1664 se mélangent aux senteurs d’un tabac 16.37, que les pauvres hères du 16 ème arrondissent leur fin de mois en vendant la faim au tabac du coin, quand les discours de benoît 16 finissent dans les poubelles de la secte acouphène, que cette secte n’est que la tête pensante du corps vaticane, quand les pensées tremblent à l’idée de la non- réminiscence au pays de l’absence, que l’on confond démission, rémission et un monde en déficience, quand la terre se mélange à mon bourbon premier prix qui n’a du nom que l’effet spiritueux, je creuse un souterrain pour un peu d’évasion…

Quand les Martini de monsieur Martin n’appellent plus au lendemain, que le cercle très fermé des « persona non gratta » m’ouvre grandes les mains, quand je me sens un Robinson Crusoé sur un canoë prêt à franchir la cascade, un cas latent de « Koh- Lanta » envieux des aléas des pays d’aventuriers, je reste seul au monde…
Puis je récupère la terre de mon souterrain, mon puit, devenant souverain de mon monde d’intuition…
Je creuse dans la nouvelle terre en sable ou en goudron…
Enfin je me mélange entre le mauvais et le bon….

Parmi les obus de 20 et les abus de 16…


bête noire

Publié le 23/10/2009 à 14:57 par alinstinct
Je suis l’ambitieux qui déambule sur les trottoirs, costume jaune et cravate noire
Je cours, je me défonce dard- dard pour la récompense du pouvoir
Je suis l’abeille, la guêpe, votre bourdon prêt à vous piquer dans les couloirs
Appelez moi « monsieur le roi » ou je vous écrase, misérables têtards

Je vis d’or jaune, d’or noir, je bois du sirop d’orgeat à la terrasse d'un chic bar
Je recycle ma paille pour en faire une pompe nasale à mégalo notoire
Et puis je cours, je cours…en ignorant les corps nonchalants des âmes noires
Quand j’ai rendez vous avec la mort, le soir, pour signer son grimoire

Vous êtes ma raison de vivre, ma richesse illusoire, mes rires jaunes, mes regards noirs
Quand vous prenez conscience trop tard que je n’ai que de faux espoirs
Je suis l’abeille, la guêpe, toujours prêt à vous refiler le cafard, le soleil noir
Vous, mes petits poussins, mes gentils petits canards... et moi, votre bête noire…